Les Cahiers de la justice 2025/3. Le juge, l'État de droit et la démocratie

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Collectif

La revue emblématique éditée par l'Ecole de la magistrature et les éditions Dalloz - Justice et démocratie : défendre l’État de droit face aux attaques contre les juges.

  • Une thématique différente au dossier chaque trimestre
  • Les plus grands penseurs actuels dans leur domaine respectif
  • Une revue ouverte et pluridisciplinaire

Revue scientifique de référence, éditée en partenariat avec l'Ecole Nationale de la Magistrature, Les Cahiers de la justice offre chaque trimestre aux praticiens et universitaires un regard nouveau sur le (les) monde(s) de la justice tout en interrogeant sa place croissante dans les sociétés démocratiques.

Portée par un comité de rédaction pluridisciplinaire, la revue privilégie les réflexions de spécialistes du fait judiciaire sans oublier le point de vue des professionnels dans leur diversité d’expression.

Le sommaire s’ouvre par un éditorial de la rédaction et une tribune qui est une prise de position sur un thème controversé. Chaque numéro comporte un dossier central qui traite d’un enjeu de société tel qu’il est construit par le débat judiciaire.

Ce mois-ci : Justice et démocratie

Les quatre chroniques de la revue reflètent son esprit général : – juger ailleurs (approche comparative de l’acte de juger) – croisée des savoirs (regard de sciences sociales sur les questions de justice) – justice et débat démocratique (participation des tribunaux à la vie démocratique) – justice en situation (témoignage d’expériences ou réflexions de praticiens).

Enfin, la rubrique lire, voir entendre est spécifiquement consacrée à la culture judiciaire. Elle est ouverte aux approches de la littérature, du cinéma, de l’audiovisuel mais aussi aux recensions d’ouvrages (fiction ou non), thèses, expositions, colloques…

La remise en cause du « pouvoir des juges » dans les démocraties contemporaines est inédite par son ampleur. Certains gouvernements n’hésitent pas à modifier leur Constitution dans ce but ; d’autres changent les critères de sélection des juges ou multiplient les attaques ad hominem ; d’autres encore usent de la rhétorique du « grand remplacement » et autres post-vérités pour dresser l’opinion contre ses juges. Les juges internationaux nommés par les Nations unies ne sont pas exempts de ce contexte d’hostilité. Partout fleurissent les discours sur le rejet de l’intégration européenne, l’inflation des droits individuels et le mépris allégué des peuples souverains de la part des Cours suprêmes.

Loin d’une opposition réductrice, ce dossier des Cahiers de la justice montre que la réalité de la relation des juges et des gouvernants est bien différente de ce qui en est dit. En démocratie, l’État de droit ne s’oppose nullement aux pouvoirs élus. Il n’est aucun texte appliqué par les juges qui n’ait été débattu et voté par le Parlement. Pas de souveraineté sans respect du droit comme l’ont pratiqué le Conseil d’État avec le contrôle de légalité de l’Administration, le Conseil constitutionnel avec le contrôle de conformité des lois avec la Constitution et le juge judiciaire « garant des libertés individuelles ». La référence aux principes fondateurs de la démocratie permet de parler d’une croissance de l’État de droit démocratique. La séparation des pouvoirs et la garantie des droits sont consubstantielles à la démocratie comme l’énonçait l’article XVI de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

Fiche technique

  • Matière(s) : Droit public, International
  • Format 190x240
  • Date de parution : 16/10/2025
  • Code EAN :
  • Nombre de pages : 200
  • Support : Papier